Les outils de création de sites promettent un site « en quelques clics ». C'est vrai : vous pouvez mettre une page en ligne en un après-midi. Et pourtant, une inquiétude revient chez beaucoup de dirigeants : « Et si je faisais une erreur sans m'en rendre compte ? »
Cette inquiétude est fondée. Les erreurs qui coûtent cher sur un site ne se voient pas à l'écran. Elles apparaissent dans un courrier de la CNIL, dans un classement Google qui ne décolle pas, ou le jour où vous voulez changer de prestataire.
Risque n° 1 : un site hors la loi sans le savoir
Un site d'entreprise doit respecter plusieurs obligations, que les outils « clé en main » ne remplissent pas à votre place.
Les mentions légales. Elles doivent identifier l'entreprise, le directeur de la publication et l'hébergeur, téléphone compris. L'obligation figure à l'article 1-1 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Son absence est punie jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour une personne physique, 375 000 € pour une société.
Les cookies. Une mesure d'audience, un pixel publicitaire ou une vidéo intégrée peuvent déposer des traceurs avant l'accord du visiteur, sans que vous le voyiez. Ce n'est pas un risque théorique : en 2025, la CNIL a prononcé 83 sanctions, et les cookies figuraient parmi les premiers motifs, avec 21 organismes sanctionnés. Les amendes record de Google et de Shein font les gros titres, mais les 81 autres sanctions de l'année totalisent près de 12 millions d'euros : la CNIL ne vise pas que les géants.
Les données personnelles. Dès qu'un formulaire collecte un nom ou un e-mail, le RGPD impose d'informer la personne et de limiter la collecte au nécessaire.
Le piège, c'est que tout fonctionne. Le site s'affiche, les formulaires envoient leurs messages. Rien ne vous signale qu'une mention manque ou qu'un traceur se déclenche trop tôt.
Risque n° 2 : un site que Google ignore
Un site peut être beau et rester introuvable. Google indexe en priorité la version mobile, mesure la vitesse d'affichage et sanctionne certaines pratiques fréquentes chez les débutants, comme les pages quasi identiques dupliquées pour chaque ville.
Depuis juillet 2026, Google affiche aussi en France des aperçus IA au-dessus des résultats. Pour y être cité, un site doit être techniquement irréprochable et clair sur ce que fait l'entreprise. Les sites bricolés passent à côté sans que personne ne s'en aperçoive : aucune alerte, aucun message d'erreur, seulement des clients qui trouvent vos concurrents.
Risque n° 3 : un site qui ne vous appartient pas
C'est le risque le plus méconnu. Il concerne les sites faits seul comme ceux confiés au mauvais prestataire.
- Le nom de domaine appartient à la personne enregistrée comme titulaire, pas à celle qui paie.
- Les droits d'auteur : en France, payer une création ne suffit pas à en devenir propriétaire. Le Code de la propriété intellectuelle exige une cession écrite des droits.
- La location financière : certains contrats de « site clé en main » sont des locations sur plusieurs années, cédées à une société de financement. La DGCCRF a enquêté sur ces pratiques. À la fin, le site ne vous appartient toujours pas.
Risque n° 4 : le temps que vous n'avez pas
Créer un site demande des heures. Le faire vivre aussi : mises à jour, sécurité, contenus, statistiques. Ces heures sortent de votre cœur de métier, celui qui fait votre chiffre d'affaires. Et un site laissé à l'abandon finit par donner une image datée, à l'opposé de ce qu'attend une clientèle exigeante.
Faire seul : parfois raisonnable
Soyons honnêtes : un site simple, fait soi-même, peut suffire pour tester une idée. Il montre ses limites dès qu'il doit faire venir des clients : se positionner sur Google, convaincre une clientèle exigeante, mesurer les demandes.
Déléguer, mais à qui ?
Confier son site est une décision de confiance. Avant de signer, exigez au minimum :
- un nom de domaine à votre nom ;
- une cession écrite des droits sur le site ;
- les accès administrateur et des comptes Google à votre nom ;
- un achat, pas une location ;
- des obligations légales traitées dès la conception, pas ajoutées à la fin.
Ce que nous prenons en charge
Chez Ti-Tech, ces garanties font partie du contrat. Le nom de domaine, les contenus et le site vous appartiennent. Les obligations légales et le référencement sont intégrés dès les maquettes. Un interlocuteur dédié vous suit du premier échange à la mise en ligne, puis dans la durée. Vous gardez votre énergie pour votre métier.
Si vous hésitez entre faire seul et confier votre site, parlons-en lors du diagnostic offert. Vous saurez précisément ce dont votre entreprise a besoin, que vous travailliez avec nous ou non.
Sources
- CNIL : Sanctions et mesures correctrices, la CNIL présente le bilan 2025
- Next : En 2025, 487 millions d'euros d'amende de la CNIL dont 475 millions pour Google et Shein
- Simonnet Avocat : Mentions légales d'un site internet, obligations et sanctions (article 1-1 de la LCEN)
- CNIL : RGPD en pratique, communiquer en ligne
- Google Search Central : Bonnes pratiques pour l'indexation mobile
- Blog du Modérateur : Google déploie AI Overviews et AI Mode en France
- Légifrance : Code de la propriété intellectuelle, article L131-3
- DGCCRF : Location financière auprès des professionnels démarchés